La sardane PDF Imprimer Envoyer

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La sardane est connue dès le XVI°siècle en Catalogne et dans le Roussillon.

La sardane est une danse catalane populaire, symbole de paix et d’amitié, qui peut être accompagnée de chant.

C’est pourquoi elle est ouverte à tous, mais il faut la respecter, apprendre à la danser et en connaître les règles avant de pouvoir entrer dans ses rondes.

Quand une ronde se forme, chaque danseur doit savoir que sa partenaire de droite devient sa cavalière et qu’il ne faudra en aucun cas les séparer. La personne qui désirera entrer, devra se placer soit à la gauche du cavalier, soit à la droite de la cavalière.

On ne résiste pas à la sonorité entêtante d'une cobla, au timbre si particulier de ses instruments traditionnels, à son rythme lancinant. On ne résiste pas à la sardane, surtout quand elle vous tend la main.

Le flabiol nous signale le départ au pied gauche. La sardane comprend toujours deux ou trois parties musicales: une partie courte avec des pas de 2 mesures et les bras baissés, une partie longue dont les pas comprennent 4 mesures et qui se danse les bras levés. Tous ces bras pointés, posés ou croisés se font le plus rapprochés possible en évitant «toute promenade».
Le mouvement d’ensemble du corps doit se faire de bas en haut. Les talons seront donc légèrement décollés du sol ; aussi il est conseillé d’éviter toute chaussure ou vigatanes à semelles compensées.

Chaque sardane est différente dans sa longueur selon l’inspiration de son compositeur. Les séries courtes ou longues peuvent donc être paires ou impaires. Pour une ronde de débutants, le meneur indiquera à haute voix la répartition qu’impose chaque série. Il pourra donc annoncer «un dos» (deux) qui est la seule répartition où le pied qui se referme repart à nouveau. Le «très» (trois) par contre, repartira comme pour les courts et les longs du pied opposé à celui qui vient de se fermer.

Les deux séries de courts et les deux séries de longs du début sont enchaînés pour avoir la possibilité de compter la sardane tout en la dansant; paires ou impaires, ces 2 séries se termineront toujours par «un dos».

 

Les sardanes sont interprétées par un orchestre traditionnel catalan, un ensemble de 11 à 13 musiciens appelé coble (cobla). Certains instruments sont typiquement catalans :

  • le flabiol (flûte à bec jouée d'une seule main, sur les sept trous)

  • le tible, plus aigu et plus petit que la tenora, il est en bois

  • la tenora, espèce de hautbois populaire, assez criard, plus longue et plus grave que le Tible, son pavillon est en métal…

  • le tambori, petit instrument à percussion, tambour de poignet à deux membranes,

  • la contrebasse à 3 cordes qui est le plus grand instrument à cordes.

Après 1850, Pep VENTURA (célèbre joueur de tenora) recueillit des airs catalans et remit en honneur cette vieille danse, qui est encore exécutée de nos jours. Citons la fameuse Sardana de Pablo Casals pour cinquante violoncelles.

La sardane se danse alors dans les fêtes de villages de la Catalogne du sud et du nord. Il manquerait sûrement quelque chose à la sardane, si n'existait pas le festival, ou compétition sardaniste. Les groupes sont alors jugés sur l'esthétique, l'homogénité et le style. "Ces concours sont nécessaires car ils créent une émulation et permettent d'affiner la chorégraphie, tout en multipliant les contacts entre la Catalogne du sud et du nord", d'après Roger Raynal (un homme bien de chez nous!!)..


Soirée d'été à Perpignan

Si la sardane était "capitale" en Catalogne du sud, en Roussillon elle ne fut longtemps qu'un genre musical parmi d'autres. Au nord, la sardane ne s'impose de manière significative qu'après la seconde Guerre Mondiale, qui a vu l'exode des Catalans du Sud .


Cobla et instruments catalans

Il semblerait aujourd'hui que la redécouverte des timbres particuliers des instruments catalans inspire les jeunes musiciens et les entraîne sur de nouvelles voies de création et d'improvisation. De jeunes compositeurs sont ainsi en train de renouveler le répertoire: Miquel PARIS, Frédéric GUISSET, ou Vincent VIDALOU s'y emploient.


Chaussées d'espadrilles, les pieds suivent le rythme complexe de la danse.

La sardane est bien vivante, et si les accents d'une cobla rassemblent toutes les réalités de la terre catalane, elle reste la danse d'un peuple épris de fraternité et de liberté. Quelqu'un veut-il rentrer dans la ronde? Le cercle s'ouvre, des mains vous accueillent, puis il se referme et suit imperturbablement sa loi rythmique.


SOURCES

  • Article très intéressant de la revue Pyrénées Magazine N° 20 de mars/avril 1992
    Texte François Démelin
    Photos Georges Bartoli

  • Document de Roberte et Aimé Olivé d'Elne

  • Encyclopédie Universalis (article sardane)


Cette page a été réalisée par Philippe U. & Audrey M. (Lycée Jean Lurçat, 601 - 606)

 
 

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