A la découverte du « Jeu de l’île »

A la découverte du jeu de l'ïle

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Le jeudi 9 septembre, les étudiants de BTS MUC 1 ont poursuivi leur intégration dans la belle salle polyvalente du lycée Jean Lurçat en expérimentant un jeu créé par le GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle). Le jeu de l’île a le triple avantage d’aborder de manière ludique certains concepts d’économie, aussi de réfléchir aux conséquences des choix au sein d’un groupe et enfin d’en mesurer les implications sur la survie de ce groupe.  Les étudiants ont été répartis en plusieurs groupes,  sur trois régions aux ressources différentes mais cette répartition fut volontairement arbitraire  et aucun choix ne fut  possible, seul, celui que l’on appelle dans le jeu « la Réalité » a infléchi ce destin.


On ne choisit pas le lieu où l’on naît comme le dit Maxime Le Forestier dans sa chanson « Né quelque part ». « On ne choisit pas  les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher » dit la chanson ; les étudiants ont pu expérimenter de manière quelque peu ludique cette dure réalité qu’est le hasard et dans le jeu « la Réalité » fut incarnée par M. Guil.


Au départ, tous eurent de quoi exister dans l’île. Munis pour seul viatique d’une carte sommaire de l’île, avec des indications géographiques et climatiques de la région particulière et un tableau numérique comportant certaines informations, ils eurent un début de vie tranquille dans l’île mais au fil des temps, les contingences de la vie ont modifié la donne. Certains groupes ont subi le surgissement d’un ouragan, d’autres ont eu la chance de voir le pécule du départ grossir par un hasard décidé par « la Réalité ».


Ceux qui furent avantagés par le destin eurent envie de voir grossir cette manne et de trouver des ressources dans d’autres régions, d’autres accablés par le destin durent se poser la terrible question de la survie. Dans ces destins entremêlés, tous furent face à des interrogations.
Faut-il assurer sa propre survie au détriment de celle de l’autre ? Vaut-il mieux avoir une attitude  de solidarité, renforcer la coopération du groupe pour assurer sa survie ? Faut-il être individualiste et ne penser qu’à soi quitte à voler, truander, tuer ou occuper le territoire de l’autre ?  C’est à tous ces questionnements, à partir d’outils numériques et de cas concrets que les étudiants eurent à répondre et à se forger une philosophie…


Certains exultèrent de joie lorsqu’ils furent riches comme Crésus et n’hésitèrent pas à occuper le territoire de l’autre, d’autres furent désolés voire courroucés de constater leur survie menacée mais tous prirent conscience que leurs destins étaient liés, que le groupe n’était pas qu’une entité sans âme et qu’ensemble tous pourraient poursuivre leur bonhomme de chemin.
Durant tout ce temps « l’observatrice du jeu », Mme Roelens, étudiait leurs réactions.


Une journée riche d’enseignements pour tous en somme.

Eliane Roelens et Christophe Guil

Un public conquis !